Gestion du DNS et des sous-domaines lors d’une migration
Quelques minutes de mauvaise configuration DNS suffisent à générer du trafic perdu et des clients frustrés. Voici comment migrer sans rupture de service.
- Réduire le TTL une à deux semaines avant la migration accélère la propagation de 48h à quelques minutes
- Chaque sous-domaine (mail, API, blog) doit être inventorié avant de toucher au DNS
- La propagation mondiale prend 24 à 48h même avec un TTL bien réduit
- Ne jamais toucher aux enregistrements MX sans coordination, sous peine de perdre les emails
Pourquoi le DNS est l’infrastructure invisible mais critique
Le DNS permet à vos visiteurs de trouver votre site. Quand vous changez d’hébergeur ou de serveur, les enregistrements DNS doivent être mis à jour pour pointer vers la nouvelle adresse. Sans gestion rigoureuse, certains utilisateurs continueront à charger l’ancienne version ou tomberont sur une page d’erreur. C’est le lien entre le changement technique et la continuité de service perçue par vos visiteurs et par Google.
Réduire le TTL avant la migration
Le TTL (Time To Live) indique aux serveurs DNS du monde entier combien de temps mémoriser votre enregistrement avant de le vérifier à nouveau. Par défaut souvent fixé à 24 ou 48 heures, il faut le réduire à 300-900 secondes (5 à 15 minutes) une à deux semaines avant la migration. Une fois la migration vérifiée, remontez le TTL à 24-48h pour réduire la charge DNS future.
Modifier les enregistrements DNS et vérifier les sous-domaines
Chez la plupart des registraires (OVH, Gandi, Ionos), la gestion DNS se fait via le panneau de contrôle : l’enregistrement A pointe le domaine principal vers une IPv4, le CNAME gère souvent les sous-domaines. Avant toute modification, relevez précisément tous vos enregistrements actuels (A, CNAME, MX, TXT) pour reproduire exactement la même configuration côté nouvel hébergeur. Ne touchez jamais aux enregistrements MX sans coordination : vous perdriez vos emails pendant la transition.
Vérifier la propagation mondiale en 24-48 heures
La propagation n’est jamais instantanée. Des outils gratuits comme whatsmydns.net, mxtoolbox.com ou dnschecker.org interrogent des serveurs publics dans le monde entier et montrent le pourcentage de convergence en temps réel. Avec un TTL bien réduit en amont, comptez sur une convergence proche de 100 % en 24 heures. Testez aussi manuellement l’accès au site, aux formulaires et aux services critiques pendant cette fenêtre.
Sous-domaines : cas particuliers et pièges courants
- Un sous-domaine www en CNAME suit automatiquement le domaine principal ; un www en A distinct doit être modifié séparément.
- Vérifiez tous les services externes connectés à un sous-domaine (API, intégrations, formulaires tiers) avant de migrer.
- Le nouvel hébergeur doit couvrir domaine et sous-domaines avec son certificat SSL, idéalement un wildcard.
La gestion DNS fait partie des étapes techniques que nous pilotons dans chaque projet de création et refonte de site internet, pour un basculement sans interruption.
Checklist chronologique de migration DNS
Deux semaines avant : réduisez le TTL et documentez tous les enregistrements actuels. Une semaine avant : préparez la configuration exacte côté nouvel hébergeur et testez-la. Jour J : basculez les enregistrements, attendez 15 à 30 minutes puis testez depuis plusieurs appareils. Les 24 à 48h suivantes : surveillez la propagation toutes les 4 à 6 heures. Après 48h : remontez le TTL à sa valeur normale.
Questions fréquentes
Combien de temps avant la migration réduire le TTL ?+
Une à deux semaines avant, pour laisser le temps aux anciens caches d’expirer naturellement.
Que faire si la propagation est lente après 48h ?+
Vérifiez auprès du registraire que l’enregistrement est bien modifié à la source, sans forcer, cela s’aggraverait.
Mes emails risquent-ils d’être coupés pendant la migration ?+
Pas si vous ne touchez pas aux enregistrements MX sans coordination avec votre service de mail.